Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pages

Publié par truitepassion.fr

Les truites ou les morilles !!
Les truites ou les morilles !!

Celui qui a goûté à ce champignon, ne peut quand tomber amoureux gustativement bien entendu. Pour ma part je la préfère aux cèpes, pourtant si fin, mais quand on a dégusté une gratinée " aux Ravioles du Royans" à la crème et aux morilles, il est difficile de passer outre ce mélange riche, délicat et d'une alchimie parfaite. Le parfum et le goût de la morille se mélangeant subtilement avec la crème fraiche, la pâte des Ravioles et la composition de fromages qu'il y a dedans. Certes ce n'est pas "light", mais comme me le disait mon grand-père, il vaut mieux faire envie que pitié !!

Parfois lors d'une partie de pêche printanière (en avril en général), il m'arrive si la pluie a fait son travail, de trouver sur les rives des ruisseaux de la Drôme, quelques blondes aux pieds couleur crème, je n'en ai jamais trouvé ailleurs. Remarquez je n'ai jamais pensé à aller voir dans les sous-bois si ce champignon pouvait si trouver et il doit bien s'y trouver à la vue des photos de certaines connaissances qui sont férues de cette «Morchella» (nom scientifique de la morille). Quoi qu'il en soit je la trouve, plus particulièrement sur les bords des ruisseaux, dans un mélange de buis et de frênes, arbres et arbustes que je rencontre le plus souvent, dans les coupes de bois de buis, voir quand le propriétaire des lieux a fait de l'écobuage.

Même si mon but premier, reste la recherche et la capture de la truite des ruisseaux, quand je rencontre « une belle blonde », je ne m'épargne pas de la ramasser. Cette cueillette n'est jamais très importante, mais il m'est arrivé d'en trouver de quoi faire un bon plat, toutefois cela reste dérisoire et rien de comparable avec la cueillette des cèpes en automne.

Samedi dernier, après quatre heures de pêche intensive et des truites à rendre heureux plus d'un pêcheur, je me suis retrouvé nez à nez avec cette morille qui ne demandait qu'à être ramassé.

Bien évidemment je n'allais pas la laisser là, mais je me suis trouvé dans l'embarra, ne sachant ou la mettre, pour ne pas qu'elle finisse en bouillie (ce champignon reste très fragile). Pas de panier, pas de sac en plastique dans mon gilet de pêche, il a fallu que je redescende à ma voiture trouver un petit sac, car je savais très bien que cette belle demoiselle « Morille » n'était pas toute seule.

Tout à coup le dilemme s'ouvrait devant moi : continuer à pêcher des truites qui n'étaient pas farouches ou alors plier ma canne et essayer de trouver d'autres blondes ?

Je peux vous avouer que la pêche avait été très fructueuse durant la plus grande partie de la matinée, je pouvais donc plier ma canne sans aucune hésitation et chercher les morilles, tout en remontant les rives du ruisseau.

Au total je trouverais quatre belles, jusqu'à midi (une heure de recherche) l'heure à laquelle je me devais de redescendre dans ma vallée. Le résultat était mieux que rien et ce champignon reste pour moi, mystérieux, rare et quelque peu fantasque, tant parfois on le trouve là où on ne l'attend pas. Même si parfois d'une année sur l'autre on arrive à le trouver sur les mêmes places à condition qu'il pleuve suffisamment. Les pluies de ces jours derniers avaient été importantes pour les cours d'eau, mais aussi pour la nature.

A défaut de prendre un panier de pêche, qui reste le plus souvent à la maison, je vais devoir prévoir un sac en plastique dans le gilet de pêche, même si le plastique ce n'est pas si fantastique que cela pour les champignons, il pourra à l'occasion me rendre bien des services. La nature offre parfois à celui qui sait prendre le temps d'observer, des mets qui n'ont sans doute pas d'égal et les rives des cours d'eau en sont une manne riche à ne pas négliger pour les gourmets (les amoureux de la pêche de la truite en savent quelque chose).

Je ne sais pas vous, mais des histoires comme cela avec des moments où j'arrêtais de pêcher pour ramasser cèpes et autres girolles, il m'en est arrivé quand je pratiquais dans l'Ardèche profonde. Les souvenirs de panier remplis, non pas de truites, mais de champignons en aout ou en septembre, non loin de La Bastide sur Bésorgues ou sur St Cirgues en Montagne et autres, restent à jamais graver dans ma mémoire, autant que la prise d'un joli poisson dans un ruisseau perdu.

Les belles « blondes » sont à mes yeux rares et si précieuses, les truites sans tomber dans la banalité, restent mon pain quotidien au moins un jour par semaine, il était normal que mon cœur et ma gourmandise me fassent tous deux prendre le chemin de la traque de la morille si gustativement parfaite, même si ce n'était que pour la dernière heure de cette matinée riche et passionnante. Une matinée qui restera placée dans mes pensées sous le signe de « précieuses trouvailles » au nom bien nommé de Morilles .....

A très vite ...

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :