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Publié par truitepassion.fr

La balade du pêcheur de truites !!

Il y a comme cela des endroits dans la Drôme, où finalement on se balade pratiquement plus que l'on ne pêche. Cela reste assez bucolique comme loisir et au bout de la matinée, vous en avez plein les mollets à force de remonter le cours d'eau le plus souvent les pieds dans l'eau.

Je fais quand même très attention où je pose mes pieds d'humain surtout en début de saison (voilà pour les plus sceptiques de ce genre de pratique). Mais, nous les pratiquants des petits cours d'eau, nous n'avons parfois pas d'autres choix que d'être les pieds dans l'eau, afin de pratiquer notre passion, notre acte de pêche.

La vallée que j'ai pêchée ce matin est de ce type, le cours d'eau y est assez spéciale et reste très technique à pêcher. C'est une succession de partie plate avec très peu de hauteur d'eau, mais un courant vif, quelques profonds d'ici où de là et le restant du temps des postes sous berges avec des embâcles (merci Mr et Md Castor), sans oublier cette satanée ripisylve véritable aimant à ligne.

En général, je pêche cette rivière large entre trois et quatre mètres, parfois moins, avec une canne téléréglable de quatre mètres, ce qui me permet d'aller prospecter ces fameux postes sous berges et ainsi pêcher parfois sous la canne. Sur ce type de cours d'eau il ne faut pas avoir peur d'aller mettre son vers entre quatre branches afin de faire sortir de son antre la belle aux bois charmants (enfin pas toujours). Il ne faut pas non plus, avoir peur d'y laisser sa ligne, voir son bas de ligne, son hameçon et sa plombée et comme on dit : « celui qui a peur et un peureux !!! ».

On pratique parfois à genoux, parfois dans la position accroupie, la pointe du scion de la canne effleurant l'onde, le bas de la ligne frottant les cailloux et quand l'ombre noire jaillie des entrailles de la terre, c'est la montée d'adrénaline dans les veines assurées.

Enfin quand la truite est au rendez-vous, car sur ces rivières à la capacité d'accueil que je pourrais qualifier de « faible », le plus souvent vous vous servez plus de vos jambes pour marcher que de vos bras pour jeter votre ligne.

Et si parfois au petit train du plaisir, vous pouvez accrocher le wagon « truite », en mettant au sec une belle demoiselle, même la plus petite qu'il soit, vous êtes sans nul doute, le plus heureux des pêcheurs de cette terre !!

J'ai pris ce matin quatre wagons, dont un où il y avait le resto-bar avec pour vous dire si j'étais un heureux et chanceux pêcheur ce matin. Et surtout « cerise sur le gâteau » les truites étaient de véritables amazones, des poissons autochtones bien typés que l'on peut encore trouver dans des endroits reculés des montagnes de la Drôme.

Je sais le bonheur que j'ai de pêcher cette vallée et je sais aussi combien la vie de ces poissons y est dure et ne tient parfois à rien, alors pour pérenniser le cheptel, je n'hésite aucunement à remettre à l'eau des poissons qui ont atteints la taille légale à laquelle le pêcheur pourrait les garder, c'est une question de bon sens....

Même si cette vallée et la rivière qui y coule, reste très technique à pêcher et qu'il faut parfois se faire violence pour prendre quelques poissons qui restent difficile à trouver, même s'il faut parcourir des kilomètres de berges, j'aime cette vallée, j'aime y venir pêcher une ou deux fois durant ma saison de pêche. Le plus souvent, courant fin mars et début avril, le spectacle y est grandiose avec ces verts pâturages et au fond les montagnes du Vercors aux sommets encore enneigés.

C'est sans doute une de mes vallées préférées, une vallée encore un peu sauvage où il fait bon y faire une balade, la balade d'un pêcheur de truites.

A très vite

 

La balade du pêcheur de truites !!
La balade du pêcheur de truites !!
La plus belle !!!

La plus belle !!!

La balade du pêcheur de truites !!
La balade du pêcheur de truites !!
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