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Ouverture

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Publié par truitepassion.fr

Simples réflexions sur l’évolution du matos de la pêche au toc depuis les années 80.

C'est en lisant le livre de Francis Misslin (la pêche de la truite au toc) sorti au milieu des années 80 que certaines réflexions sur l'évolution du matériel de pêche aux appâts naturels ont germés dans mon esprit. Il y ait décrit dans cet ouvrage le matériel qu'utilisait l'auteur, une canne fil intérieur de 6m avec un moulinet capoté garnit d'un fil neutre de 16 centièmes.

Mon article n'a pas pour but de faire la critique de ce qui était utilisé par l'auteur de l'ouvrage à son époque, mais de constater l'évolution que l'on a pu avoir durant les trente dernières années (je ne suis pas de ceux qui ont la critique facile et surtout je ne me permettrai pas un tel acte, chacun possédant le matériel qui lui convient). Les écrits de Mr Misslin, me rappellent un peu mes débuts de pêcheur fin des années 80 (en toute modestie), avec ma canne téléréglable de 4m, mon moulinet à tambour tournant et ma paire de cuissardes.

Une trentaine d'années après, qui utilise encore une canne à fil intérieur, mis à part certains pêcheurs des Pyrénées ou originaire de ces montagnes (ni voyait aucun propos péjoratifs, bon nombre de mes connaissances pratiquent avec une canne à fil intérieur avec beaucoup de plaisir et d'art). L'avènement de la canne de type anglaise de 3,90m, mise en avant par Pierre Sempé et sa pratique en dérive naturelle, à mise au banc des reclus certains types de cannes qui avaient le vent en poupe dans les années 80. Aujourd'hui nous trouvons sur les étals des fabricants, toute une gamme de canne de ce type qui va de la canne basique à celle « haut de gamme ». Tous les pêcheurs, enfin pratiquement tous, possèdent aujourd'hui une canne, voire plusieurs de ce type, avec des longueurs différentes, afin de palier à toutes les situations rencontrées. Cette canne de type anglaise est sans doute à ce jour le modèle le plus vendu en France. La composition de ces matériaux a aussi évolué avec les années, le poids a été revu à la baisse et les anneaux à la hausse afin d'avoir une glisse de plus en plus amélioré en toute circonstance.

Il est sans doute regrettable, que la canne à fil intérieur n'est pas suivie le même chemin, comme me le faisait justement remarqué Raymond Fernandes patron de «Fiquet pêche », car avec la technologie et les matériaux d'aujourd'hui, on pourrait trouver en plus grand nombre, de très bonnes cannes « FI » de même acabit que la canne de type anglaise (tous les pêcheurs pourront dire à ce jour que les bonnes cannes « FI » sont issues de monteurs de renoms).

Même la canne du pêcheur lambda (modèle téléréglable ou téléblocable) c'est vu améliorer en poids, en action plus douce et en glisse par temps humide.

Pour ce qui est du moulinet capoté, il a encore ces détracteurs, mais la plupart d'entre nous utilisons suivant notre pratique, un moulinet issu de la pêche aux leurres, où le moulinet à tambour tournant et même si le concept reste depuis des années inchangé, a su évoluer depuis le célèbre modèle «Ritma» de la marque Perless Bam. 

La pêche en dérive naturelle démocratisée par Pierre Sempé, a fait naitre la canne de type anglaise, mais aussi le moulinet de type spinning, à large bobine, afin de facilité l'action de pêche en grand cours d'eau. Même s'il n'y a pas à ce jour de moulinet à tambour fixe spécial « pêche aux appâts naturels » un grand nombre de modèles peuvent très bien contribués à ce type de pêche. Il ne faudrait pas oublier aussi l'essor du moulinet semi-automatique empruntait à la "PALM" (pêche à la mouche), que certains penseurs et bricoleurs ont mis au bout du jour afin d'avoir une pratique adaptée au style de la pêche au Toc.

Le diamètre du crin a évolué à la baisse et aujourd'hui le 14 centièmes ce généralise chez la plupart des pêcheurs de cours d'eau moyen à grand (je n'oublierai pas l'utilisation du 16 centièmes pour la recherche des jolis spécimens). Si ce fil est descendu en centièmes, il a gagné au fil des années en résistance, en glisse et a fini par perdre toute sa mémoire, afin de nous faciliter l'action de pêche. Depuis une bonne décennie le nylon "fluo" a pris la place du nylon neutre pour le corps de nos lignes de pêche et a fait évoluer notre détection visuelle de notre pratique. L'apparition du fluorocarbone a séduit certain pêcheur depuis quelques années afin de confectionner leurs bas de lignes et là aussi la résistance du crin, sa mémoire, ainsi que le diamètre, ont su évoluer avec les années.

Le plomb mou compose de plus en plus les lignes de certains pêcheurs afin de faciliter le déplacement de ces derniers (les plombs), sur le bas de ligne en action de pêche, afin de pouvoir faire évoluer la plombée suivant les conditions de pêche rencontraient. 

Le matériel spécifique à la "PALM" a aussi contribué à l'évolution de notre pêche, avec l'essor et la démocratisation du pantalon de pêche, qui équipe aujourd'hui la plupart d'entre nous en lieu et place de nos bonnes vieilles cuissardes. Ce waders permet d'évoluer en toute tranquillité sur la plupart des cours d'eau, mais aussi de pouvoir prospecter des endroits où nous ne pouvions aller jeter notre ligne par le passé.

Les couleurs de l'habillement du pêcheur ont aussi évolué et encore une fois le matériel utilisé par les pêcheurs à la "PALM" est venu nous apporter le gilet de pêche plus ou moins court et aujourd'hui le chest pack.
 

N'en déplaise, à certain qui encore se complaisent à dire que la pêche aux appâts n'a pas évolué dans les esprits, les coutumes et mœurs, mais il faut admettre que le panier de pêche qu'il soit en plastique ou en osier, trouve aujourd'hui plus sa place dans les armoires, voir en guise d'objets de décoration, qu'autour de la taille du pêcheur à la longue canne. Les esprits ont changé et évolué et peut-être que demain il ne sera plus question de la sauvegarde de cette truite qui fait tourner les têtes des pêcheurs, mais belle et bien de la sauvegarde des cours d'eau de tous genres !! Mais cela reste une autre histoire ....

Dans cette pratique de notre loisir, il n'y a bien que les appâts que nous utilisons tout au long de la saison qui n'ont finalement pas changé, la truite poisson si grégaire garde à son menu, les délicieuses friandises et les plats de résistances, que nous avons coutume de lui présenter depuis des décennies.

Quoi qu'il en soit et en guise de conclusion, je pourrais dire qu'en trente ans, la pêche au toc, en dérive naturelle ou non, c'est démocratisé dans sa pratique et dans les esprits, grâce à ceux connu et inconnu qui ont œuvrés dans ce sens.

Elle a aujourd'hui atteint son juste titre, son évolution poussée à son paroxysme et avec l'apparition de la nymphe en guise d'appât elle vivra sans doute l'une de ces dernières révolutions que nous pourrons lui connaître....

A très vite .....

Photo: Alban 

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Aline Jouet 26/01/2021 11:01

C'est un jolie blog, au plaisir de vous voir.

truitepassion.fr 26/01/2021 18:09

Bonsoir et merci pour ce sympathiuqe commentaire.

RV74 25/01/2021 09:14

Salut Serge
La truite un poisson grégaire (?) es-tu sûr ?

truitepassion.fr 26/01/2021 18:24

Salut, au sens propre du terme, non la truite n'est pas un poisson grégaire, cependant ne t'ait il, jamais arrivé de tomber sur le moment des amours où sur un linéaire tu peux voir un grand nombre de poisson, ne t'ait il jamais arrivé de faire sur le même "spot" plus d'un poisson ? Il y a deux ans dans l'Isère sur un grand lisse j'ai pris, pas moins de 10 poissons sans bouger. Les anciens m'ont raconté qu'il y a quelques années sur une rivière des Hautes Alpes les truites se tenaient en banc. Alors, peut-être que la truite n'est pas tout le temps un poisson grégaire, mais parfois elle peut l'être. Et puis, je vais te dire mes écrits sont très souvent imagés donc .... je te souhaite en tout cas, de faire une belle ouverture et une grande saison de pêche.
Au plaisir.
Serge