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Fermeture 1er catégorie, 20 septembre 2020

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Publié par truitepassion.fr

2020 une année noire ?

A peine sortie des premiers coups de lignes de l'ouverture, que le virus du Covid19 mettait un terme à notre loisir pêche, pour plusieurs semaines. Nous voilà au bout du tunnel (enfin je l'espère), avec le déconfinement au 11 mai, date butoir que nous attendons tous, pour retrouver un semblant de vie. Côté pêche, je ne pourrais pas encore vous dire si nous allons pouvoir revenir ou non au bord de l'eau, mais je garde un bon espoir dans la suite des événements.

Mais ce confinement, ce virus dont tous les journalistes parlent 24h/24 ne cacherait-il pas une autre catastrophe !!! Catastrophe qui hélas, s'intensifie depuis une bonne vingtaine d'années voir plus. Et si comme le disait Dominique Baran (grand pêcheur et homme d'orchestre) dans l'un de ces propos cette année serait elle, une année blanche dans la pratique de la pêche ? Au vu du manque de pluie, sur la plupart des régions et des sols en alerte sécheresse au mois d'avril, il y a de quoi se poser quelques questions.

N'allons nous pas reprendre la pratique de la pêche, est trouvé des cours d'eau au plus bas ? Combien de temps allons nous pouvoir pratiquer notre passion, un mois, deux mois, avant que les FDAappma, ainsi que Mr le préfet et autres instances au vu du manque d'eau dans les rivières, ne décident de tout stopper et d'interdire la pratique de la pêche sur, certaines zones impactées, voir sur l'ensemble des cours d'eau de première catégorie ? Je m'inquiète fortement cette année sur la réalisation de notre loisir post confinement et je pense que vous avez, vous eu aussi, à un moment donné, dans ce mois d'avril la même pensée que moi.

On ne peut bien entendu savoir l'état de nos cours d'eau, mais au vu des chaleurs de ce mois d'avril 2020, digne d'un mois de juin et surtout du manque de pluie printanière (par certains endroits 45 jours sans pluie), il y a de quoi avoir des soucis pour l'avenir de la pratique de la pêche en 1er catégorie durant cette année. Ici dans le département de la Drôme, nous n'avons pas eu de neige cet hiver ou très peu, avril ressemble plus, à juin qu'à une fin d'hiver qui joue les prolongations, il faut espérer de la pluie en mai et juin, car sinon je pense sincèrement que nous courons à une autre catastrophe. Après le virus venu de Chine, nous allons avoir droit au virus venu du ciel et le manque cruel d'un élément essentiel de la vie, de notre vie : l'eau !!!

Nous savons tous, que le climat se dérègle, que le réchauffement climatique est bien présent, qu'il va y avoir de plus en plus de phénomène dit « Cévenole » (surtout dans les régions placées au sud) avec des mois sans pluie suivi de gros orages et parfois d'inondation, d'ailleurs voici ce que vous pouvez lire sur le sujet, sur le site de météo France à ce sujet:

« Un enjeu majeur du changement climatique en France

Les sécheresses, définies comme un déficit en eau sur une période relativement longue, font partie des extrêmes climatiques à fort enjeu sociétal. Les événements récents que la France a connus lors de l'été 2003 ou plus récemment au printemps 2011 (voir actualité) ont rappelé la sensibilité de nos systèmes aux extrêmes hydrologiques et à la disponibilité de la ressource en eau.
Le changement climatique, du fait de l'augmentation de l'évaporation liée à la hausse des températures, renforce l'intensité et la durée des sècheresses des sols. Les effets sont déjà visibles dans différentes régions du monde, dont le Bassin méditerranéen (5
e rapport GIEC 2013). La connaissance de l'évolution passée et future des sècheresses est un enjeu essentiel pour l'adaptation en France (Plan national d'adaptation au changement climatique, 2011) et a été notamment étudiée dans le cadre du projet ClimSec.

Les types de sécheresse

On distingue plusieurs types  de sécheresses :

La sécheresse météorologique correspond à un déficit prolongé de précipitations.

La sécheresse agricole se caractérise par un déficit en eau des sols superficiels (entre 1 et 2 m de profondeur), suffisant pour altérer le bon développement de la végétation. Elle dépend des précipitations et de l'évapotranspiration des plantes. Cette notion tient compte de l'évaporation des sols et de la transpiration des plantes (l'eau puisée par les racines est évaporée au niveau des feuilles). La sécheresse agricole est donc sensible aux précipitations, à l'humidité et à la température de l'air, au vent mais aussi à la nature des plantes et des sols.

La sécheresse hydrologique se manifeste enfin lorsque les lacs, rivières ou nappes souterraines montrent des niveaux anormalement bas. Elle dépend des précipitations mais aussi de l'état du sol influant sur le ruissellement et l'infiltration. Le réseau hydrographique détermine les temps de réponse aux déficits de précipitations observés sur différentes périodes.

  • Vers une augmentation des sécheresses du sol (projet ClimSec)
  • Coordonné par Météo-France, le projet de recherche ClimSec, soutenu  par la fondation MAIF, s'est intéressé, de 2008 à 2011, à l'impact du changement climatique sur les sécheresses en France métropolitaine.
    Les simulations effectuées à l'aide de modèles climatiques régionalisés sur la France ont fourni des informations capitales sur l'évolution prévisible des sécheresses au cours du XXI
    e siècle selon trois scénarios socio-économiques caractérisant les politiques climatiques suivies et leurs conséquences en matière d'évolution des concentrations en gaz à effet de serre : B1 scénario optimiste, A1B intermédiaire, A2 pessimiste (en savoir plus : http://www.drias-climat.fr/accompagnement/section/174).
    De manière générale, les résultats de ces simulations mettent en évidence une augmentation continue des sècheresses du sol en moyenne annuelle sur le territoire métropolitain au cours du XXI
    e siècle. En fin de siècle, les projections réalisées à partir des trois scénarios s'accordent globalement sur un niveau moyen annuel d'humidité des sols correspondant au niveau extrêmement sec de la période de référence 1961-1990.
2020 une année noire ?

Vous comprendrez alors que ce n'est que le début de la fin et que même si tout n'est pas perdu, car il faut toujours garder espoir, cela reste quand même mal engagé, surtout dans certaines régions. Les régions des massifs alpins et pyrénéens resteront, je le pense un peu plus épargnés, enfin c'est à souhaiter.

Et pourtant, à lire le bulletin de la situation hydrologique en France au mois de mars de cette année, nous étions avec un cumul supérieur de 50mm de pluie ( bulletin d'avril 2020 du site EauFrance concernant le mois de mars 2020):

« Les cumuls de précipitations en mars ont été supérieurs à 50 mm sur une grande partie du pays. Par rapport à la normale, ils ont été excédentaires sur les Alpes, l’est de la région PACA, en Corse ainsi que sur l’extrême nord et la façade ouest de l’hexagone à l’exception de la Bretagne et de la Normandie. Ils  ont été plus proches des valeurs de saison sur le Nord-Est. En revanche, les cumuls ont été déficitaires sur l’est du Massif central, le long de la vallée du Rhône, de l’est de l’Occitanie à la côte varoise ainsi que plus localement sur le sud de l’Alsace et du nord de la Bretagne à l’intérieur de la Normandie.

Les sols superficiels qui étaient saturés ou proches de la saturation sur la majeure partie du pays fin février se sont asséchés durant le mois de mars suite aux conditions anticycloniques qui ont dominé sur le pays durant la seconde quinzaine et aux températures maximales souvent supérieures aux normales. Les sols sont toutefois encore humides à très humides sur le quart nord-ouest et plus localement sur les Alpes. Ils sont généralement proches de la normale sur le reste du pays et commencent à s’assécher en Auvergne-Rhône-Alpes et sur le nord de la Corse.

Concernant les eaux souterraines, les pluies efficaces abondantes d’octobre 2019 à mars 2020 ont permis une très bonne recharge hivernale des nappes. En mars 2020, la situation est globalement satisfaisante, avec des niveaux modérément bas à des niveaux très hauts. Toutefois, plusieurs secteurs montrent des situations moins favorables, avec des niveaux modérément bas : la nappe d’Alsace au sud de Colmar, les nappes des cailloutis de Bourgogne, les nappes des couloirs fluvioglaciaires du Rhône amont et moyen et les nappes de l’est du Massif Central. La fin de la période de recharge semble avoir eu lieu mi-mars sur les nappes les plus réactives. Courant avril, sauf événements pluviométriques exceptionnels, l’inversion des tendances devrait ainsi se généraliser sur l’ensemble des nappes.

La situation sur les niveaux des cours d’eau est contrastée sur le territoire. Les niveaux sont inférieurs aux normales le long du couloir rhodanien et sur l’amont du bassin de la Loire, tandis que sur le bassin Artois-Picardie et le Nord de la Nouvelle Aquitaine, les débits des cours d’eau présentent des niveaux moyens élevés en raison des crues du début du mois de mars.

Les taux de remplissage des barrages et réservoirs sont satisfaisants, avec des taux élevés dans le quart nord-est et les Pyrénées (à l’exception des Pyrénées-orientales). La situation a peu évolué sur l’ensemble du pays.

Au 9 avril, 2 départements ont mis en œuvre des mesures de restrictions des usages de l’eau. À titre de comparaison, sur la même période l’an passé, 3 départements étaient concernés par un arrêté préfectoral de limitation des usages. Ce chiffre était de 2 en 2018. »

Ce ne fut pas le cas, en ce mois d'avril 2020 et nous attendons tous de la pluie et le site « la météo agricole « en annonce par chez moi, en cette fin de mois (28 avril), d'ailleurs après avoir fini d'écrire ces lignes il est tombé, pas loin de 20mm d'eau, ce qui n'est pas négligeable, mais reste bien entendu insuffisant. Espérons qu'il y est, pour la nature, les rivières et les nappes phréatiques de quoi les remplir et attendre ainsi quelques semaines sans pluie. Car d'après le même site, ma commune (aouste/sye26) a un important déficit en eau mensuelle et annuelle (-44 mm soit 68% en moins sur les 30 derniers jours, avec un cumul de pluie de 21mm depuis le 25/03 et -104mm depuis le début de l'année par rapport à 2019). La météo annonce des orages en fin d'après-midi en ce dimanche 26 avril et de la pluie mardi (28/04) et il en faut.

Ils nous restent, maintenant plus qu'à espérer, mais devant la météo, nous ne sommes pas décisionnaires et même si nous allons gagner la bataille du virus covid 19 ( je l'espère), l'enjeu climatique et celui du « virus » pluie et très loin d'être gagné. Nous avons la foi et le pouvoir d'espérer, celui aussi de changer l'avenir de notre planète (encore que !!!). Personnellement et en tant que pêcheur et amoureux de nature et des rivières, j'espère que le manque d'eau de ce mois d'avril n'est « qu'un feu de paille » et que les mois de mai et juin nous donneront de l'eau pour limiter la catastrophe qui frappe à notre porte. Et au vu des années à venir, du réchauffement annoncé, du manque d'eau et sans doute de la mort de certains secteurs, voir de certains cours d'eau, ne serait-il, pas temps de concevoir une autre vision de la pratique de la pêche, les décisions vont être dans un futur très proche entre les mains de nos pouvoirs décisionnaires et de nos scientifiques et il faudra trouver des solutions concrétes  et parfois se faire violence devant elles. Mais aujourd'hui au pied du mur, avons nous vraiment le choix, devant cette catastrophe irréversible, je ne le pense pas !!!

A très vite .....

Sources: Météo France, Eau France, la météo agricole. 

Photos issues du net. 

 

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