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Fermeture 1er catégorie, 20 septembre 2020

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Publié par truitepassion.fr

Fini les eaux sombres, les cailloux noires et les truites aux ventres jaunes, je retrouvais mes montagnes du Diois, mes ruisseaux, des eaux limpides et froides et mes truites grises.

La météo avait annoncé pour ce samedi, de gros orages sur la Drôme, je ne les ai eus quand toute fin d'après-midi, ce qui m'a laissé du temps pour retrouver ma pêche et mes copines des cours d'eau de la Drôme.

Un retour aux sources après le Cantal.
Un retour aux sources après le Cantal.
Un retour aux sources après le Cantal.
Un retour aux sources après le Cantal.
Un retour aux sources après le Cantal.
Un retour aux sources après le Cantal.
Un retour aux sources après le Cantal.
Un retour aux sources après le Cantal.
Un retour aux sources après le Cantal.
Un retour aux sources après le Cantal.
Un retour aux sources après le Cantal.

Le premier cours d'eau de cette journée de pêche était large d'environ deux mètres, avec un profil parfois plat avec un débit soutenu, parfois cascadeur avec une eau limpide qui donnait de la lumière aux gros blocs gris ardoise.

Il fallait parfois prospecter les sous berges, parfois les remous, voir les culs de courant, tout cela pour faire sortir des truites dans une eau qui fleurtait les huit degrés, pas mal pour un mois de juin !!!! Chaque zone pouvait être prospectée et je ne me suis pas gêné pour y déposer mon vers de terreau, pour espérer voir une truite y sortir comme un feu follet !!!!!

Cette eau froide a été sans doute le plus gros point noir de ma matinée, j'ai trouvé à cause d'elle des poissons "à la petite bouche", très difficile à piquer, ce qui va me donner pas mal de loupé et de décrocher durant cette matinée.

Pas si facile que cela la pêche en ruisseau, même si les postes et la lecture du cours d'eau reste relativement facile, ce sont toujours les poissons qui vous dicte leurs lois. Et il ne faut jamais oublier que vous êtes ici chez eux vous, le parfait inconnu en terre inconnue, qui tente tant bien que mal d'essayer de prendre une truite, même la plus petite soit elle.

Les pieds gelés par les eaux froides, la tête bouillonnant à savoir comment élucider le paramètre (eau froide/poisson difficile), mais surtout la faim au ventre, je regagnais ma voiture garée le long du chemin, pour partager avec mon compagnon à quatre pattes et au poil ressemblant à un champ de blé, mon sandwich et un morceau de pizza.

Il faut parfois voyager léger et se contenter de peu lorsque l'on est tout seul pour une journée de pêche, puis le but c'est de pêcher, non pas de se goinfrer.

 

Un retour aux sources après le Cantal.
Un retour aux sources après le Cantal.
Un retour aux sources après le Cantal.
Un retour aux sources après le Cantal.
Un retour aux sources après le Cantal.
Un retour aux sources après le Cantal.
Un retour aux sources après le Cantal.
Un retour aux sources après le Cantal.
Un retour aux sources après le Cantal.
Un retour aux sources après le Cantal.
Un retour aux sources après le Cantal.

Quelques heures plus tard, me voici dans une autre vallée, pêchant un autre cours d'eau, d'un profil différent, d'une largeur différente avec des eaux moins froides et des truites comme folles parfois sur quelques portions et sur certains secteurs totalement absentes de la rivière.

Je vais bien commencé avec la prise de quelques poissons, rien de bien gros certes, mais de quoi bien se faire plaisir au bout de la canne qui n'était qu'autre, que cette fabuleuse RS torrent 3,80m de chez Sempé & co.

Puis ce fut une période de calme, pourtant l'orage grondait au loin, les mouches piquantes et folles étaient autour de moi, comme autour d'une vache dans un prés, les truites auraient dû être aussi à la fête, mais pas l'ombre d'une à porter de ma canne.

Puis soudain dans un espace temps qui va durer approximativement un bon quart d'heure, les truites vont sortir de leur torpeur, je vais faire des poissons à chaque coup de ligne, finissant sous les grosses gouttes de pluie, par la prise de deux jolis poissons, au alentour de 30 cm chacun.

Oui je sais, les coups de tonnerres étaient non loin de moi, la pluie s'abattait sur moi, j'aurais sans doute du si j'avais été plus prudent, plier ma canne, la posé par terre et attendre que l'orage s'éloigne, mais l'inconscience et surtout la folie de savoir, les truites aussi folles et mordeuses on fait que !!!!!

Fou et inconscient, oui je le suis, même après pas mal d'année de pêche, d'anecdotes à raconter sur du vécu d'autrefois, mais cet instant, ce moment de grâce que j'ai connu en ce samedi, là haut dans les montagnes du Diois, je ne le regrette pas.

Il faut parfois aller au bout de sa folie, pour vivre des moments ou l'adrénaline coule dans nos veines quand la canne ce plie et que la truite aux multiples pirouettes, défend âprement sa peau.

Heureux et humide, je quittais par les près, cette belle petite rivière, l'orage n'avait duré qu'un bon quart d'heure, le temps d'un moment de folie halieutique, un moment de grâce.

Je ne pouvais qu'être heureux de cette journée, à pêcher ces deux endroits, ces endroits qui font partie de mon quotidien et que j'aime retrouver, même si parfois je fréquente d'autres lieux, aux profils complètement différents.

Comme mes ruisseaux, je pense être un pêcheur atypique, qui reste toujours à la recherche d'endroits où la nature reste encore un peu préservée de la cupidité des Hommes !!!!

A très vite.

 

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