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Fermeture 1er catégorie, 20 septembre 2020

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Publié par truitepassion.fr

Acte 1

Enfin, nous étions le jour de l'ouverture et j'étais des plus serein devant ma tasse de café et mes tartines à quatre heures trente du matin. Une folle sensation m'avait envahie depuis mon réveil et j'étais bien, j'étais heureux de retrouver mon ruisseau de l'ouverture, je savais qu'il n'attendait que moi. J'étais impatient, mais sans plus comme ci finalement la trêve hivernal n'avait jamais eu lieu, je me considérais un peu dans le prolongement de la saison 2018.

Oui j'étais serein et heureux, à retrouver celui que j'aime tant et revoir les premiers jours de mars, je savais qu'après la descente dans le près, j'allais donner mon premier coup de ligne de l'année, comme à chaque fois et peut-être qu'une truite viendrait mordre à mon appât, ce petit vers de terreaux simplement mis sur un hameçon numéro huit à hampe longue.

Bien entendu je ne pouvais être en retard pour ce premier rendez-vous, même si je connaissais par cœur mon partenaire, je ne pouvais lui faire cet affront.

Mais avant, je me devais, de me préparer, de retrouver l'attirance de cette canne téléréglable , qui allait me suivre tout au long de cette matinée et même de la journée. Là haut dans les montagnes du Diois, une pêche à la fois simple et raffinée, doit être pratiqué, on pêche comme il y a des décennies, comme sans doute nos ancêtres la pratiquer. Une canne, un morceau de fil, une plombée plus un joli vers et on prospecte tous les remous et les cailloux.

Oui on "suce" du cailloux, ce n'est sans doute pas la plus belle des pêche, mais avec des niveaux conséquents et une eau à deux degrés, il n'y a que ça pour faire bouger les truites. La farandole sera pour plus tard, laissons leur, le temps de se réchauffer les écailles afin de pouvoir nous donner tant de bonheur.

Les truites vont souvent venir me dire bonjour, cela va être assez régulier durant la matinée, un peu moins durant l'après-midi, pourtant je pêcherais le même cours d'eau, mais bien plus en aval.

Et comme dirait mon ami Arias," je ferais pêche" et l'essentiel et bien là. Ce faire plaisir à prendre du poisson quelle que soit sa taille et être bien heureux d'être un pêcheur amoureux de ces montagnes Drômoises.

Je ne vais pas oublier le traditionnel repas de midi, avec les copains Gilles et JC, pratiquement aussi important que de retrouver mon ruisseau de l'ouverture. La pêche, ce n'est pas qu'une histoire de passion, c'est aussi une histoire d'amitiés et de sympathie entre les HOMMES !!!!!

Un début de saison en trois actes.
Un début de saison en trois actes.
Un début de saison en trois actes.
Un début de saison en trois actes.
Un début de saison en trois actes.
Un début de saison en trois actes.
Un début de saison en trois actes.
Un début de saison en trois actes.
Un début de saison en trois actes.
Un début de saison en trois actes.

Acte 2

Deux jours plus tard, me revoici dans les montagnes du Diois, dans une autre vallée, une vallée que je vais pratiquement découvrir. Je dis pratiquement, car mes souvenirs du passé mon déjà fait remonter une canne à la main ce petit ruisseau. Et bizarrement, je n'y étais jamais retourné depuis, pourquoi ? 

Je l'ignore complètement.

Donc me voilà sur les rives de ce petit cours d'eau d'un profil assez plat, avec un niveau d'eau conséquent à me battre non pas contre les truites, mais contre les conditions climatiques. Vent et giboulées de mars viendront me glacer le visage et les mains. Quant aux pieds, l'eau à trois degrés du ruisseau viendra s'en occuper.

Il faut parfois être "fou" pour braver des conditions climatiques difficiles.

Mais qu'importe le temps, je vais découvrir un petit joyaux et plus je vais aller de l'amont plus il va devenir magnifique. Un bijoux taillé par la nature dans un écrin de verdure et de forêt remplie de sapins.

Je ne vous parlerais même pas des truites, vous savez ces truites à la robe grise, parfois sans point noir, mais toujours avec ces petites pointes de rouge, parfois d'orange qui leur font une robe authentique.

Les vers de terreaux, vont être à la fête et le pêcheur que je suis, sera un pêcheur heureux, même si ces dames ne vont, pour la plupart être bien grande, je vais garder le souvenir de chacune d'entre elle. Et ne pouvant pas les oublier, je reviendrais revoir ce cours d'eau, car je suis sûr qu'il me réservera encore des endroits magnifiques et des truites de rêve.

L'après midi, je vais aller vers une autre vallée, retrouver un petit cours d'eau du même profil que celui du matin, mais avec un débit de fou.

Une pêche difficile dans une eau glacée, une pêche à essayer tant bien que mal d'avoir une petite touche et d'espérer afin pouvoir sentir au bout de ma ligne la truite qui frétille.

Ce ne sont pas les poissons qui auront raison de moi, mais la météo encore plus folle que durant la matinée. Une véritable tempête de neige va s'abattre sur moi, des flocons gros comme des pièces de deux euros, une visibilité ou il fallait avoir des yeux de chat pour pouvoir y voir et un pêcheur transformé en bonhomme de neige arrivait à sa voiture.

Mais il vaut sans doute mieux la neige, que la pluie, voir la grêle et finalement j'en avais assez profité durant la matinée, pour être heureux et combler, quoi demander de plus !!!

Un début de saison en trois actes.
Un début de saison en trois actes.
Un début de saison en trois actes.
Un début de saison en trois actes.
Un début de saison en trois actes.
Un début de saison en trois actes.
Un début de saison en trois actes.
Un début de saison en trois actes.
Un début de saison en trois actes.
Un début de saison en trois actes.
Un début de saison en trois actes.
Un début de saison en trois actes.

Acte 3

Le lendemain matin, je partais pour une autre vallée, une vallée où j'allais retrouver une rivière non loin de son commencement. Une tête de bassin que j'apprécie vraiment non pas pour la robe de ces truites, mais pour sa physionomie. je pourrais dire que là il y a de la cascade, non pas de la très haute, mais de la belle petite que l'on rencontre au détour d'un champ ou d'un bosquet.

Ces cascades renferment d'immenses trésors à la robe noire et aux gênes hybrides, qu'il est bon d'avoir au bout de la ligne.

Seulement voilà, le manque d'eau qui sévit un peu partout en France, touche le versant ou né cette rivière et malgré les eaux froides de mars, hélas le niveau d'eau était celui d'un mois de juin.

Catastrophique pensez-vous, j'en ai bien peur, car s'il ne pleut pas abondamment durant ce printemps, j'ai mal de savoir ce que va devenir la naissance de cette rivière.

Mais que pouvons- nous y faire ? Je me pose souvent la question, quel moyen avons-nous devant ce phénomène climatique qui risque de mettre à mal pas mal de nos cours d'eau de cœur ?

En sortant de la voiture, je n'ai pas entendu le chant mélodieux des eaux de mars venant du tréfonds de la petite rivière. Je ne vais donc pas pourvoir comme à pareil époque pêcher ces petits courants plats que j'affectionne tant.

Je vais me contenter de prospecter là où il y avait un peu plus d'eau. Je vais peigner avec succès les gourds de toutes tailles, du plus petit au plus grand, du moins profond aux eaux noir des tréfonds.

Je vais connaître le secret du pêcheur heureux, heureux d'être repu d'avoir pris un bon nombre de poisson et d'avoir passé une bonne quantité de vers, signe d'une partie de pêche mémorable ou presque  !!!

 

 

Un début de saison en trois actes.
Un début de saison en trois actes.
Un début de saison en trois actes.
Un début de saison en trois actes.
Un début de saison en trois actes.
Un début de saison en trois actes.
Un début de saison en trois actes.
Un début de saison en trois actes.
Un début de saison en trois actes.
Un début de saison en trois actes.

Je pourrais retenir que le côté positif de ces trois jours de pêche, celui du bonheur de la prise de toutes ces truites, malgré le vent, la neige et l'eau glacée.

Le bonheur de retrouver les berges des cours d'eau après six mois de trêves.

Mais je retiendrais le problème de l'eau suivant le bassin versant qui va devenir sans doute très problématique si le printemps ne nous emmène pas suffisamment d'eau.

J'espère simplement que la nature si forte à reprendre vie devant la connerie de l'humain, sera encore une fois au fil des saisons et des années, la plus forte.

A très vite

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Commenter cet article

gilou26 18/03/2019 00:07

Salut Serge,je vois que cela s'est pas trop mal passé pour toi ensuite et que tu as fait de très belles truites d'un point de vue robe et ça s'est l'essentiel.Bien content de t'avoir revu et d'avoir passé ce petit moment ensemble au moment du casse-croute,on a bien rigolé se sont des bons moments que l'on vit là-bas tu le sais. Allez a+

truitepassion.fr 18/03/2019 23:05

Salut mon Gilou, je pourrais même rajouter que ces moments sont pratiquement plus important que le simple fait de retrouver la rivière après la trêve hivernal. J'espère que pour toi, cela à fonctionné aussi . Merci pour ton commentaire .
Bye l'ami.