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Fermeture 1er catégorie, 20 septembre 2020

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Publié par truitepassion.over-blog.com

Vu que l'ouverture approche à grands pas, j'ai demandé la participation de quelques connaissances du monde de la pêche, pour écrire à ma place dans les pages de "truitepassion".

Je vous laisse donc, avec Dominique Baran pêcheur des montagnes du massif du Morvan, journaliste halieutique à ces heures, mais surtout chef d'orchestre, qui a bien voulu poser sa baguette (magique d'artiste !!) et se prêter au jeu du quand/comment et où.

 

Question d'ouverture !!!!!

 Sur quel type  de cours d’eau as-tu prévu de faire ton ouverture ?

En général je fais l'ouverture sur des ruisseaux du Morvan. Au fil des années, j'ai constaté qu'à cette époque de l'année les ruisseaux de moyenne montagne étaient généralement plus précoces que les rivières. Bien-sûr il y a toujours l'exception qui confirme la règle et tout dépend de la température et de quelques autres paramètres météorologiques, mais si je regarde mes carnets de capture que je tiens depuis 35 ans, c'est assez probant.

Mais il y a ruisseau et ruisseau et le choix de celui sur lequel je vais attaquer la nouvelle saison dépend de quelques facteurs qui là encore, expérience oblige, sont à prendre en considération. D'abord la température de l'eau qui pour moi est peut-être le paramètre essentiel qui va provoquer l'activité des truites. En effet, j'ai constaté que certains ruisseaux étaient plus précoces que d'autres et les données de température de l'eau recueillies prouvent que ceux se réchauffant le plus vite sont souvent les meilleurs.

Ainsi, si la température de l'air est basse le matin de l'ouverture, je n'hésite pas à sélectionner un ruisseau de prairie tourbeuse où l'eau se réchauffe plus vite que dans des secteurs granitiques escarpés où l'eau est plus rapide. Aussi, l'exposition a son importance. Ainsi les cours d'eau exposés ouest ou sud sont en général plus précoces que ceux exposés est et nord. Je choisi également un ruisseau avec un peu de profondeur. J'ai remarqué que les ruisseaux courant vite à faible profondeur ne valent souvent pas grand-chose à cette époque de l'année. D'ailleurs si la pêche est difficile on aura intérêt à aller directement pêcher les secteurs les plus profonds, ce qui demande de ne pas perdre de temps sur les parties rectilignes, et de ce fait parcourir un linéaire plus important. 

Question d'ouverture !!!!!

Avec quelle technique ? quel matériel ? quel appâts ou leurres ?

Sans hésitation, je choisis une technique plutôt "lourde" afin de faire passer le leurre ou l'appât très près du fond car à cette époque les truites sont plutôt postées au fond. Egalement une technique qui permet de pêcher très près des obstacles et du repaire des truites car à peine sorties de leur léthargie hivernale, les poissons ne se déplacent jamais très loin de leur poste de repos.

Il faut même souvent aller les chercher à domicile en "grattant" très près de leur nid. Donc pour moi ce sera pêche au toc aux appâts naturels en choisissant de préférence le ver, ou au vairon manié mais avec une grande canne de façon à pouvoir pêcher sous la canne et aller chercher les truites dans leur repaire souvent dans les endroits les plus encombrés et "sales".

Je ne saurais d'ailleurs que trop conseiller pour ces 2 techniques l'emploi d'une canne à fil intérieur qui évite les désagrément du fil qui se prend dans le ronces ou autres branches des rives qui foisonnent dans ces ruisseaux.

Aussi il ne faut pas hésiter si l'eau est forte notamment de plomber suffisamment près de l'hameçon afin que l'appât descende le plus rapidement possible au fond et soit rapidement pêchant.  

Question d'ouverture !!!!!

Comment vois -tu cette ouverture 2019 ?

Dans le Morvan, les niveaux ont bien remonté après la sécheresse qui a sévit de juin à octobre. Je prie tous les jours d'ailleurs pour qu'il pleuve encore suffisamment pour avoir de bons niveaux en mars et par la suite. Au-delà de la réussite de pêche, je suis un peu inquiet par les sécheresses et canicules successives que nous vivons régulièrement depuis une dizaine d'années et les secteurs de moyenne montagne sont aussi impactés.

Je sais qu'il reste encore pas mal de truites notamment sur les têtes de bassins qui sont encore relativement épargnés par les activités humaines, donc j'ai plutôt bon espoir. L'an passé, j'ai réalisé sur un petit ruisseau affluent de l'Yonne, une de mes meilleures ouvertures avec 15 truites maillées entre 8h et 13h, 5 poissons dépassaient les 25 cm, ce qui est plutôt rare sur ce genre de rigole de quelques mètres de large où les truites rencontrent des conditions difficiles.

Il faut dire que les conditions étaient optimales: à 7 heures la température de l'air avoisinait déjà les 12 degrés, celle de l'eau 14, il tombait une pluie fine et régulière, les niveaux étaient parfaits, l'eau légèrement teintée, bref des conditions de printemps exceptionnelles. J'ai d'ailleurs pique- niqué ensuite en tee-shirt.

Qu'en sera t'il en mars prochain? Chez nous pour l'instant l'hiver est plutôt doux, s'il veut bien repleuvoir un peu d'ici là les niveaux devraient être bons. Donc j'ai plutôt bon espoir....

 

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