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Fermeture 1er catégorie, 20 septembre 2020

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Publié par truitepassion.over-blog.com

L’aquaponie de la truite, la salmoponie, une affaire de passionné.

 

Comme vous, je connais cette envie irrépréhensible de regarder par-dessus la rambarde du pont en passant au-dessus d’une rivière, d’un fleuve ou d’un ruisseau ; que je sois passager ou pilote. Cela m’a valu de prendre un arbre sur une route sinueuse du bassin du Cher.

 

A cet instant, ou dessus de l’eau, on essaie en quelques secondes de lire le message de la surface des ondes. Eau courante ou grand plat de tous les fantasmes, clarté, déchets qui y trainent, et les mouchages. Et si on a le temps de s’arrêter sur ce pont, c’est un véritable scanner que l’on lance alors, point par point, reflet par reflet, poste par poste, en imaginant ce qu’il y a dessous. Cette première analyse instinctive nous conduit toujours à conclure s’il y a de la truite ou pas ; après, on passe au brochet, sandres et perches…ou même juste du poisson blanc. Dans ce dernier cas, on repart déçu, mais euphorique si on est sûr de la truite, peut-être d’ailleurs parce que l’on en a vu une. Et maintenant, avec les enfants dans la voiture, on se dit simplement qu’un jour on y reviendra plus tard ; et si j’ai 20 ans, forcément la canne dans la voiture, fiancée ou pas, on y va. Rien ne peut nous arrêter… « aller… ! juste un quart d’heure !... s’il te plait… », et si l’essai est concluant, on risque bien de proposer de dormir cette nuit pas trop loin...vous connaissez ?

 

L'aquaponie selon François .

C’est ce que je ressentais, enfant, à chaque fois que la voiture de mes parents s’arrêtaient au pied de leur maison de campagne en période d’ouverture. J’étais autorisé, à 18h le soir, à ne pas aider à décharger la voiture, mais avait presque ordre d’aller voir le ruisseau des Arphelises, 500m en dessous, tellement mes nerfs ne pouvaient plus me tenir.

C’est un minuscule ruisseau, un ru qui se jette dans un petit affluent du Cher, le Boron, dans lequel j’irais le lendemain matin au premier rayon du soleil. Et là partout, même à 9 ans, je prenais des truites au milieu des sauterelles de juillet, des vairons, loches et écrevisses, celles qui ont disparues, et qui ont été remplacées par des américaines. Je ne vous raconterai pas ma plus belle prise au vairon manié, ni les crises cardiaques manquées en même temps qu’une truite à la sauterelle en surface.  Dans ses rivières que je connaissais mètre par mètre sur 20 km, au milieu des champs particulièrement au temps des moissons et foins ; à l’époque, on les faisait grâce aux dizaines de mains des paysans alentours. Et, en ces temps, dans le monde agricole, le pécheur de truite était respecté de tous, en particulier des costaux chargeurs de chars de paille souvent gourmant, et chacun de nous sait pourquoi. Je n’aurais pas non plu à vous expliquer pourquoi, en aquaponie, il est préférable de mettre de la truite à tout autre carpe koï ou poisson exotique…en France.

 

A la campagne, à cette époque, le No-Kill n’existait pas, la truite, faisait partie du patrimoine et du régime alimentaire de choix du monde rural et urbain. Jusque vers les années 1950, on ne trouvait ni de bar, ni de dorade ou morue sur les étals des poissonniers. Les peuples du continent mangeaient le bon poisson local d’eau douce.

A l’occasion des vidanges d’étangs, où tout le village venait s’approvisionner, en tournant chaque dimanche d’automne et d’hiver sur les pièces d’eau du canton : à 10h du matin, il n’y avait plus de poisson à vendre. Le reste de l’année, tout le monde connaissait un pêcheur capable d’approvisionner en grosse carpe, friture, brochet, plus rarement sandre et perche, et exceptionnellement en truite.

 

Vous comprenez qu’en vieillissant, le contact avec cette nature encore seine et vivante du début du XXème siècle s’est un peu distancé, mais il m’a toujours fallu des truites pas loin, chez moi, au milieu des quelques spécimens représentant la diversité des cours d’eau. J’ai tout essayé : en aquarium, en fontaine, en circuit fermé, et maintenant en aquaponie.

 

Sachez que la truite fario, celle de vos rivières a été déclarée en voie de disparition par une étude récente universitaire et du WWF (juillet 2017). Et dans les rivières de mon enfance, il n’y en a plu. Les vieux fins pêcheurs locaux ne prennent plus leur carte et pensent que la disparition de la truite est liée au « retour », ou plutôt la venue des écrevisses américaines, d’autres attribuent cela aux perturbateur endocriniens issus de la chimie organique, proche du vivant.

Toujours est-il que maintenant, en dessous de 600 ou 700m, on ne trouve presque plus de truites sauvages. Les pêches miraculeuses jusque dans les ruisseaux de 30cm de large et de profond ne peuvent plus se faire, elles ont disparues.

Au nez et à la barbe de tout le monde, citadins et ruraux voient maintenant couler une eau vide, dénuer de vie, à leurs pieds. Et ceci sans que personne ne s’émeuve, tout en continuant de pleurer sur le massacre des poissons en mer, et tout en n’ayant rien à redire à voir de la dorade, morue et bar sur les étals des grandes surfaces. Il n’y a même plus la place pour la truite. Le continent mange la mer, la réserve de nourriture sur laquelle nous puisons depuis début août, puisque la production de la planète pour l’homme est épuisée pour cette année encore, tout en laissant mourir les rivières, pourtant source première de protéines animales depuis la nuit des temps.

L'aquaponie selon François .
L'aquaponie selon François .

J’ai tout de même le plaisir de vous annoncer qu’il est maintenant possible d’élever de la bonne truite chez soi comme vous pouvez élever des poules. Disons même plus facilement. Sur 2m2, sur un balcon, une terrasse ou dans un petit ou grand jardin, vous pouvez avoir jusqu’à 10kg de truite et en produire 10 de plus, jusqu’à la taille portion. La technique est basée sur l’aquaponie (contraction d’aquaculture et d’hydroponie) qui exploite la symbiose naturelle entre poisson, bactérie et plante, pour purifier l’eau du circuit fermé. En l’adaptant à nos climats avec un minimum de technologie moderne : deux bacs de 300L isolés thermiquement, un filtre, pompe basse pression et consommation, et un petit refroidisseur pour aquarium d’eau de mer. Tout est détaillé dans Aquaponie : le Guide de Référence de chez rustica-Edition. C’est la salmoponie : contraction de salmoniculture et d’hydroponie ,

Deux bac de 300L isolé thermiquement, un filtre et un refroidisseur pour aquarium, et sur 2m2, vous pouvez produire entre 10 et 20kg de truite en circuit fermé, sur une terrasse ou dans un jardin.
Deux bac de 300L isolé thermiquement, un filtre et un refroidisseur pour aquarium, et sur 2m2, vous pouvez produire entre 10 et 20kg de truite en circuit fermé, sur une terrasse ou dans un jardin.

Deux bac de 300L isolé thermiquement, un filtre et un refroidisseur pour aquarium, et sur 2m2, vous pouvez produire entre 10 et 20kg de truite en circuit fermé, sur une terrasse ou dans un jardin.

Oui, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, il est possible maintenant d’élever de la truite, ou tout autre poisson, chez un particulier, en circuit d’eau fermé, donc sans source d’eau courante. Les pêcheurs et autres connaisseurs des poissons s’orienteront bien sûr vers la truite qui est la plus facile à trouver, mais également un poisson mythique et très robuste dès lors que la température de l’eau n’excède par 24°C.

La culture des légumes dans une installation aquaponique ; ils permettent la purification de l’eau après la décomposition des exxcréments des truites par les bactéries du bio filtre.

La culture des légumes dans une installation aquaponique ; ils permettent la purification de l’eau après la décomposition des exxcréments des truites par les bactéries du bio filtre.

Cela tombe bien, c’est la température idéale pour la plupart des légumes que vous pouvez donc également produire. Vous pouvez aller jusqu’à la truite portion (300g) en partant de centaines de truitelles de 2g. Qui dit que l’un d’entre vous n’arrivera pas à domestiquer sa souche local, et la sauver, ou peut-être adapter la technique aux petits ruisseaux et rases de son coin, et pourquoi pas aux petits plans d’eau de son coin pour y développer des conditions très favorables aux truites locales, et ceci de manière passive (sans refroidisseur) à cette échelle. Ainsi, élevé au naturel, vous pourrez faire redécouvrir le goût de la truite sauvage aux plus jeunes. Demandez à un jeune de 20 ans, pris au hasard, s’il a déjà mangé de la truite

Notre monde moderne tente actuellement de produire industriellement des légumes plus ou moins aquaponique. Mais comme pour les élevages industriels de poulet, ce sont d’abord les particuliers par leurs multitudes d’expérience qui feront progresser nos connaissances dans le domaine de l’aquaponie en France, jusqu’à pouvoir trouver un mode de production de truite et de légumes en symbiose efficace qui protègera peut-être un peu les richesses de la mer.

 

Pêcheurs, passionnés de truite, le développement de la salmoponie dépend de vous et de toutes la connaissances de ce poisson que vous avez déjà. Et pour un élevage de truites, vous ne manquerez pas de tester toute type de plantes et légumes. Par notre passion, pêcheur de truite, nous sommes détenteur d’un savoir, d’une connaissance de la truite de son milieu naturel à l’assiette, en passant par son mode d’alimentation, mais vous êtes aussi détenteur d’une mémoire. Voulez-vous que vos enfants et petits enfants connaissent ce poisson ? Vous avez tout ce qu’il faut pour apprendre à maitriser la technique, et tant pis si au début, c’est avec de l’arc en ciel et des farios de pisciculture que vous allez commencer, vous verrez qu’en les nourrissant au naturel, elles ont le gout de sauvage et que vous pouvez pousser jusqu’au filet de truite fumée…pour les fêtes.

L’installation salmoponique est le cœur du jardin et approvisionne en eau riche en nutriments des carrés potagers pour toutes les sortes de légumes.

L’installation salmoponique est le cœur du jardin et approvisionne en eau riche en nutriments des carrés potagers pour toutes les sortes de légumes.

Faute de temps pour aller au bord des rivières, j’écris cet article au milieu de mon installation salmoponique (l’aquaponie de la truite), comme au bord d’une rivière surpeuplé, avec ses odeurs, sa fraicheur, ses mouchages et sauts de truites. L’installation est devenue le centre du jardin, au milieu des cultures sur butte (très carbonnée), que l’azote de la riche eau aquaponique vient compléter en azote, un coin de nature complet avec son eau, sa terre, son feu et toute sa vie végétale et aquatique.

François Petitet-gosgnach, pêcheur, inventeur, auteur de « Aquaponie : le guide de référence », Rustica-Edition.

François Petitet-gosgnach, pêcheur, inventeur, auteur de « Aquaponie : le guide de référence », Rustica-Edition.

Cet article issu du livre de François Petitet-Gosgnach laisse à réfléchir et ci cela était à grande échelle une solution complémentaire à la gestion patrimoniale, je vous laisse y réfléchir et avec votre connaissance et votre vision de la pêche en 2017, vous pourrez vous faire, votre propre opinion.

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Arnaud 08/08/2018 16:45

Bonjour, après plusieurs semaines de canicule, quelques nouvelles de ma "rivière artificielle"...
La clim de piscine réversible a été moins efficace que prévue (mais c'est normal, j'aurais dû prendre le model au-dessus...) mais me permet au plus chaud de la canicule d'avoir une eau entre 21-22°C le matin et 25-26°C le soir, sinon lorsque la température extérieure est plus normale (20 le matin 31 dans la journée), l'eau est régulée entre 18-19 et 22-23 °C.
Ce qui m'a assez étonné, c'est la résistance des truites, d'autant que depuis 1 mois j'ai 2 farios que j'ai pêchées (23 et 24 cm) et ramenées vivantes (je pêche sans ardillon) et elle se portent bien (plus farouche je ne les vois que le soir et le matin très tôt, par peur ou parce que la température est plus fraîche ?).
Toute la littérature indique qu'à partir de 21°C, les truites arc en ciel comme fario arrêtent de se nourrir et qu'au-delà de 22°C, elles sont très mal pour mourir vers 25°C, or chez moi elles continuent à se nourrir jusqu'à 25°C et je n'ai pas eu de pertes. Je pense que lorsque les ruisseaux sont à 24 ou 25°C, ses derniers ne courent presque plus et l'oxygénation est très faible, d'autant qu'il y a peu de plantes dans les torrents et les ruisseaux de montagne. Chez moi, les cascades sont présentes été comme hiver et j'ai en plus une pompe à air que j'active dès que la température monte au-delà de 19°C (7000l/h) pour être sûr de saturer le plus possible l'eau en oxygène, les plantes permettent certainement aussi de remonter au maximum possible suivant la température le taux d'oxygène.
Je pense pêcher encore 3 truites début septembre pour avoir une population de 5 fario et 7 arc en ciel (le héron en a mangé 15.....) ce qui est correcte pour 20m3 d'eau.
Les vairons se sont reproduits pour la deuxième année consécutive mais payent un lourd tribut aux truites et en particulier à une qui a énormément grossit (28-30 cm) et qui chassent d'une façon totalement différente des autres. Alors que les autres truites sont à l’affût d'un insecte qui survole l'eau, d'une sauterelle qui tombe ou d'une larve au fond de l'eau celle-ci attend qu'un insecte tombe dans l'eau et que les vairons se précipitent dessus pour le manger pour les attaquer par derrière et en manger 1, quelquefois 2 !! du coup elle a grossit beaucoup plus que les autres qui font entre 20 et 24 cm...J'ai également des écrevisses que j'ai commandé à une ferme l'année dernière, livrées par la poste comme les vairons, elles se portent bien, mues de temps en temps et j'en ai même vu deux qui avait des œufs ressemblant quasi déjà à des petites écrevisses début mai.
Pour l'instant cet écosystème semble se porter pas trop mal et vie en quasi autarcie, je les nourrie une fois toutes les 2 semaines (assez peu) environ et vu leur tailles je pense que cela n'est pas nécessaire mais me permet de mieux estimer les vairons, truites et écrevisses présents. Et puis chaque fois qu'une sauterelle me saute dessus dans le jardin, elle finit...dans la bouche des truites

Arnaud 27/03/2018 10:50

Je donne quelques nouvelles de ma rivière :) , j'ai eu pas mal de difficultés à trouver un pisciculteur voulant me vendre des truitelles vivantes mais finalement j'y suis parvenu, j'en ai mis 22 entre 12 et 16 cm, elles se sont très bien adaptées (introduites début octobre, ce sont des arc en ciel), mais c'était sans compter le Héron...ce dernier en a mangé plusieurs, je ne sais pas combien, je sais qu'il m'en reste au moins 10, peut être qu'un certain nombre reste cachées.J'ai depuis installé un filet (à 1m au dessus des bassins)pour qu'il comprennent qu'il n'y a plus rien pour lui ici et qu'il ne reviennent plus! j'ai également acheté une clim de piscine réversible, qui va me permettre de limiter la température à 18-20°C l'été.la prochaine étape, outre l'embellissement encore des berges et des alentours est de pêcher et ramener quelques farios sauvage, entre 2 et 5 maxi, que j'espère juste maillée (je vise 23-24 max), je ne sais pas encore si je vais les pêcher en Ardèche ou dans la drome, il faut juste que cela ne soit pas à plus de 2h30 de route de chez moi (je suis à 20 minutes au sud d'aix en provence).

truitepassion.over-blog.com 29/03/2018 21:05

Très bien cela me rassure , j'espère que cette petite rivière artificielle donnera pleinement .

Arnaud 29/03/2018 13:32

Rassurez vous, j'ai construit une "rivière" dans mon jardin, 2 gros bassins reliés par 10m de ruisseau(1.2m de large en moyenne), tout fonctionne en circuit fermé, bache en EPDM, pompes, filtres, clim réversible me permettent de conserver des truites et d'avoir des vairons qui se reproduisent. ;)

truitepassion.over-blog.com 27/03/2018 22:05

Bonsoir Arnaud, vous êtes propriétaire des berges d'un cours d'eau ? Si non je ne sais pas si vous avez le droit de vous soustraire au mode de gestion organiser par l'aapp qui gère le secteur et encore moins d'introduire des poissons venant d'un autre cours d'eau et d'un autre département , moi je serrais vous je me renseignerais avant de mettre en pratique tout cela .
@+
Serge

Seb 01/11/2017 12:09

Bonjour,

Super votre texte! Mais j'ai juste une question qui me turlupine, quand vous parlez de le nourrir au naturel vous pensez à quel genre d'aliments (et quel ratio/dose par jour pour 10 kg de poissons) ?

Arnaud 27/03/2018 11:03

Bonjour, je ne fais pas d'aquaponie, mais je viens de passer 6 mois avec quelques truitelles et je les ais nourris avec, sauterelles, vers de terre, et surtout des pellets bio spécial truite (20kg 35€ avec le port).Je les ais très peu nourris l'hivers car je les veux plus "conforme" à des truites sauvage, elle sont passée de 12-16 cm à 16-21 cm (elles auraient certainement grossis plus avec plus de nourriture).Tant que la température est < 21°C, aucun soucis et l'élevage est très facile (à condition avoir une eau renouvelée ou filtrée)

truitepassion.over-blog.com 01/11/2017 17:21

Bonsoir,
Je ne suis pas l'auteur de cet article , je vais donc vous donner l'adresse mail de l'auteur afin de lui demander les renseignements que vous voulez , il se ferra un plaisir de vous répondre j'en suis sûr . ( francois.petitet.gosgnach@gmail.com)
Serge

Mady 31/10/2017 21:28

Bonjour,
pas mal ce petit résumé
mais quand vous dites entre 10 à 20Kg de truite (300g) pour 2 mètres carrés, vous parlez de combien de litres ? 300 ? 600 ?

truitepassion.over-blog.com 01/11/2017 17:22

Bonsoir,
Je ne suis pas l'auteur de cet article , je vais donc vous donner l'adresse mail de l'auteur afin de lui demander les renseignements que vous voulez , il se ferra un plaisir de vous répondre j'en suis sûr . ( francois.petitet.gosgnach@gmail.com)
Serge

Mady 31/10/2017 21:30

Et en combien de temps exactement, avec une nourriture normale et non archi protéinée, pourrait on avoir nos truites de 300 grammes en commençant par des truitelles de 2 grammes ?

Merci

Arnaud 21/09/2017 09:27

Merci du conseil, je vais essayer cela, je suis dans les bouches du rhone et je ne pense pas qu'il y ait une grosse activité truite dans la fd, mais je vais essayer avec celle du vaucluse qui est toute proche.
merci

Arnaud 15/09/2017 16:16

Bonjour,
Pour ma part pour retrouver les ruisseaux à truite de ma jeunesse j'ai réalisé une petite « rivière » au fond de mon jardin, le but n'est pas de les pêcher, ni de faire de l'aquaponie, mais juste de recréer un petit bout de rivière à truite...
J’ai 2 bassins, un de 8-10 m3 qui se situe en bas et un de 7-8m3 qui lui est en haut, ces 2 bassins sont reliés par un ruisseau de 10m de long et 0.8m à 1.5m de large ainsi qu’une « marmite » de 2mx1.5m.
Il y a 3 cascades de 40 à 60 cm de haut ainsi qu’une arrivée d’eau en provenance des pompes dans le bassin du haut qui ruissèlent avec un fort débit dans le bassin. J’ai également une pompe à air qui débite dans les 5000l/h, mais que je n’ai mis cet été que quelques jours pendant les périodes de forte chaleur.
2 pompes, 26m3/h de débit, 2 filtres, 16m3/h en entrée, 11m3/h en sortie et une pompe de 10m3/h pour faire uniquement du débit et augmenter le brassage et les chutes d’eau. Au final avec toutes les pertes de charge il y a environ 16-18m3/h de débit ce qui est dérisoire dans un vrai ruisseau mais assez important sur ce ruisseau « artificiel ».
La marmite qui est assez petite entre 2 cascades court presque comme une vraie, de même que la première partie du ruisseau qui est peu profonde (15-25 cm) avec beaucoup de galets.
J’ai fait en sorte que cela paraisse naturel, 5t de galets (5mm-25mm), 4t tonnes de galets (5cm-45cm) et au moins 20-25t de rocher calcaires en provenance de mon terrain, j’ai mis beaucoup de plantes, surtout au niveau des berges. J’ai introduit des gambusies, puis des vairons (500) de même que des écrevisses, vairons et écrevisses ont été achetés sur internet !
Les gambusies et les vairons se sont reproduis et tout ce petit monde semble bien cohabiter (bien que les écrevisses attrapent des vairons vivant de temps en temps…
Il y a également beaucoup de larves de libellules, d’espèces différentes, bref tout est prêt pour introduire des truites farios !
Pour l’instant j’ai quand même un problème, c’est la température, cet été pendant la canicule la température de l’eau est montée à 28°C en surface, 25°C sur une zone plus profonde et très à l’ombre, juste sous une cascade. Je compte cet hiver augmenter très nettement l’ombre, car actuellement les 2/3 environ sont au soleil à un moment ou un autre de la journée. Un groupe froid me reviendrait trop cher, le volume d’eau est de 15 à 21 m3…En tous les cas pas de perte sur les vairons, mais c’est vrai qu’ils sont moins exigeant en O2 que les truites.
Je serais intéressé de savoir où acheter des truitelles farios, qui de préférence seraient vendu en sac sous oxygène (c’est comme cela que j’ai reçu les 500 vairons).
Merci d’avance à ceux qui auraient des adresses

truitepassion.over-blog.com 17/09/2017 22:43

Bonsoir,
Je pourrais vous donner le conseil suivant contacter votre fédération de pêche, ils pourront vous donner l'adresse de la pisciculture où ils se servent en alevins, de truites fario souche atlantique.
Serge