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Publié par truitepassion.over-blog.com

Un week-end d'ouverture.

Je passe le hameau, encore quelques virages et j'aperçois le pont ma hantise est toujours la même, trouver une voiture garée dans le pré le jour de l'ouverture, me privant ainsi de pêcher la partie que je préfère du ruisseau de mon cœur.

Mais heureusement je suis seul en ce matin d'ouverture il fait jour quand je me gare, j'ai quitté auparavant mes amis Jc et Gilou qui vont eux pêcher un autre ruisseau, nous nous retrouverons comme à chaque ouverture pour le pique-nique de midi.

Je sors de la voiture et l'harmonie mélodieuse du ruisseau me donne une grande claque, il chante, il chante ses louange et m'appelle pour la matinée. Très vite je suis en pratique, les premiers gestes sont imprécis, la dérive maladroite comme les ferrages, mais au bout de  dix min je suis dans le bain, je me remets en scelle .

Les truites sont joueuses, il y a de l'eau, beaucoup d'eau, pas de neige, quelques plaques blanchissent seulement les cimes des montagnes leur donnant l'impression d'une toile peinte à la gouache.

Bien habillée, je n'ai pas froid  l'eau est à quatre degrés, le fond de l'air est frais, mais je suis dans mon élément au milieu du ruisseau à pêcher, à m'enivrer des truites, de leur robe ancestral.

Je vais être comblé car, la matinée sera pleine, sans pratiquement l'ombre d'un passage à vide, il est midi, je donne mes derniers coups de lignes au travers des branches , je prends ma dernière truite de la matinée , je lui rends sa liberté dans l'écume du ruisseau, le soleil est à son zénith, je suis heureux, je suis bien .

La matinée fut belle j'ai retrouvé le ruisseau de mon cœur celui à qui chaque ouverture je rends visite, il ne me reste plus qu'à redescendre dans la vallée retrouver mes deux compères d'ouvertures, pour partager avec eux un autre volet de l'ouverture, celui qui nous rempli l'estomac et laisse libre cour à nos palabres de pêcheurs de truite.

Malgré tout ce bonheur de ce jour magique, je suis triste et soucieux, car je sais au fond de moi que celle qui me suit depuis maintenant sept ans aux quatre coins des cours d'eau, mon doublon, mon binôme, vie sa dernière ouverture, son dernier jour de pêche.

A presque huit ans Ella a je pense choisi de prendre sa retraite, ne voulant plus m'accompagner, "la vieille dame" bientôt cinquante- six ans, n'a plus  d'envie. Même si elle ne pêchait pas, elle était là présente, les pieds dans l'eau me suivant comme mon ombre, elle va terriblement me manquer, je vais donc maintenant me retrouver seul sur les bords des cours d'eau, mais je sais qu'au fond de moi-même elle m'accompagnera toujours au bord de l'eau.

 

Un week-end d'ouverture.
Un week-end d'ouverture.Un week-end d'ouverture.
Un week-end d'ouverture.

C'est donc seul, que je partis à la découverte de cette vallée, perdu dans les montagnes Drômoise. J'avais pêché une partie de ce petit cours d'eau il y a de cela quatre ans il me semble, pour une partie de pêche de fin de saison, j'avais alors fait quelques poissons.

Je voulais en connaître d'avantage et voir si les truites du passé étaient toujours présente, je suis arrivé devant un ruisseau linéaire, avec très peu de zone à pêcher. Des secteurs plats avec des zones d'accueil quasi nul dans 30 cm d'eau environ. Je vais insister et en marchant un peu je vais découvrir petit à petit des zones plus profondes où je prendrais parfois dans le même trou, trois, voir quatre poissons.

La matinée va être ainsi, plier la canne pour passer les zones qui d'après moi n'étaient pas favorables à la pêche, pour la déplier dans les zones plus favorables. Et cela va être payant je ferais sept poissons de belle taille dans ma matinée, le dernier poisson me donnant du fil à retordre. Pour cette diablesse de 28 cm environ je vais m'épuiser pendant une demi-heure devant la même cascade, finissant presque par "pêcher à fond" pour la faire sortir, la piquer au bord des lèvres, la mettre au sec pour la photo et avoir le plaisir de la voir repartir dans son milieu.

Je suis un pêcheur qui garde quelques poissons pour leur valeur gustative, je sais où je peux les garder et là où je ne peux pas, sur ce genre de cours d'eau avec des poissons tous calibrés, de la même taille environ, pas où très peu de petites, donc pas ou très peu de reproduction, classé en gestion patrimoniale, il est quand même préférable de ne pas prélever.

Même si je n'y connais peut être pas grand chose, il est facile de comprendre qu'avec des zones ou l'eau est limitée en période d'étiage, ou l'habitat de la truite est restreint, l' on se doit nous pêcheur d'être raisonnable et pouvoir ainsi retrouver ces truites aux premiers jours de l'ouverture 2018.

Je retrouverais en mars 2018 ce ruisseau, car c'est là sans doute la meilleure période pour le pêcher, j'y reprendrais comme en ce dimanche 12 mars ces magnifiques truites au vers de terreau avec ma canne Altix de 3,80m téléblocable de chez Delacoste.

Je serais alors, autant subjugué par la beauté de leur robe que par le faciès du cours d'eau, des montagnes et des champs en friches.

A très vite pour de nouvelles aventures.

 

Un week-end d'ouverture.
Un week-end d'ouverture.Un week-end d'ouverture.
Un week-end d'ouverture.
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