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Publié par truitepassion.over-blog.com

Je ne vous ai pas raconté mon ultime sortie de pêche quelque part dans un endroit reculé entre Isère et Savoie. Pour cette dernière journée de pêche, je n'avais pas d'autres voeux que d'être accompagné de l'ami Bertrand comme nous l'avions fait l'an dernier.

Après une saison où je n'ai pu complètement satisfaire mon envie de pêche et ma soif de découverte, je me devais de finir la saison en beauté. Je me devais d'en profiter un maximum une dernière fois , sans doute pour combler un peu le manque de sortie de cette saison 2016, même si je n'ai quand même pas eu à me plaindre, car chacune de mes sorties a été complète en matière de poissons, de découverte, de rencontre, de joie et d'allégresse.

Mais bon voilà une dernière et une dernière autant en profiter à 100% même à 200%. Même si sur le chemin qui me conduisait vers les montagnes de l'Isère je ne savais pas encore où nous allions Bertrand et moi atterrir. J'étais donc très hésitant sur le choix de notre destination et ce n'est qu'à la dernière minute que j'ai pris la décision de partir entre Isère et Savoie découvrir une rivière que j'imaginais déjà belle et riche de rêves .

Après quelques hésitations au détour de multiples croisements, nous allons Bertrand et moi trouver la bonne route, trouver la rivière et sentir le frisson parcourir notre peau aux premières notes du chant mélodieux de la rivière.

Les truites nous appelaient j'en étais persuadé, il fallait vite, vite se préparer pour vite, vite allé leur rendre visite.

Pour l'occasion j'avais ressorti la vieille de son fourreau, cette canne mythique ou presque qu'est l'Oxygène de Garbolino, modèle élaboré par l'ami L. Jauffret.  Je savais que cette 4,70m pouvait me rendre bien des services sur ce genre de cours d'eau , je savais qu'une fois dépoussiéré, j'allais retrouver le plaisir de pêcher avec cette canne, retrouver le plaisir de prendre ces truites si belles, si majestueuses.

Même si l'envie de découverte était présente, nous avons pris le temps avec Bertrand de prendre un café de nous apprêter avec une grande rigueur, comme au premier jour de l'ouverture. Remarquez la météo était pratiquement semblable à un mois de mars ou presque, 8 degrés au tableau de bord de la voiture, un peu " frisqué" quand même.

Octobre était bien là et là-haut dans les montagnes on sentait bien l'automne, saison merveilleuse et fantastique quand on la marie avec la beauté d'une petite rivière cascadeuse, aux eaux limpides.

Premier coup de ligne et première truite loupée, nous allons évoluer dans un décor large parsemé de petite cascade, d'eau limpide , de truite à l'humeur fantasque.

Parfois nous irons au bout du combat avec la mise au sec du poisson, histoire d'admirer leur robe majestueuse, parfois d'un coup de tête, d'un coup de nageoire, nous ne pourrons qu'admirer une ombre furtive, fuir comme une fusée pour regagner un abri sûr.

Au bout de quelques heures de pêche et d'un nombre incertain de poissons, nous allons rentrer dans des gorges très étroites où il n'est pas bon d'y rentrer seul, là entre des parois abruptes, entre deux cascades profondes parsemées de gros troncs d'arbres apporter par des courants passés, on s'aperçoit que l'on est tout petit face à la nature et qu'il ne ferait pas bon venir en cet endroit lors de grosses montées d'eau .

Une dernière fois .......
Une dernière fois .......Une dernière fois .......Une dernière fois .......
Une dernière fois .......Une dernière fois .......

C'est devant des situations pareil que l'on garde les pieds sur terre et la tête froide, on n'est rien face à cette grandeur, même si l'Homme se prend pour l'être supérieur pensant tout géré et dirigé, la nature nous rappelle souvent qu'à chaque instant elle peut nous faire descendre de notre piédestal.

Par des chemins difficiles, nous allons réussir à retrouver la route, monter un peu plus en amont, retrouver un secteur bien plus sage et avoir encore et encore le plaisir de prendre quelques poissons avant la pose déjeuné. Après nous être copieusement délectés de ce délicat pique-nique , de conversation sur la pêche et autres mon ami Bertrand va vouloir redescendre vers la civilisation, c'est donc seul que je vais poursuivre mon périple, que je vais avoir la chance et le plaisir de découvrir un autre secteur de cette belle petite rivière .

Ce n'était pas gagner au départ, car j'ai mis un peu de temps à trouver un accès à la rivière, mais tant bien que mal j'ai pu retrouver les truites, déplier la canne et profiter de cascade en cascade de ces derniers instants de pêche.

De sentir les dernières truites se débattent au bout de la ligne, de mettre un dernier ver sur un hameçon numéro 10, d'étaler, ou de raccourcir ma plombée suivant les postes à pêcher.

Six mois de pêche, des souvenirs, des amitiés, s'achèvent sur ce dernier acte, sur ce dernier coup de canne ou presque.

Au dernier ferrage a la dernière truite mise au sec, on sait qu'une page est maintenant tournée, que cette truite que l'on dévore des yeux est le dernier poisson de la saison.

Une larme à l'oeil on lui dit " au revoir", on plie la canne, on se retourne et nos pas nous emporte loin des poissons, des courants vifs et du chant magique que nous chante à longueur de saison sur des notes différentes, les cours d'eau, des plus petits aux plus grands.

Au revoir nature sauvage, cours d'eau impétueux et magique, truites délicieuses, portez-vous bien et soyez au rendez-vous du printemps prochain, car moi je ne le manquerais pas !!!!!!!

Une dernière fois .......
Une dernière fois .......Une dernière fois .......Une dernière fois .......
Une dernière fois .......Une dernière fois .......
Une dernière fois .......Une dernière fois .......
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