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Publié par truitepassion.over-blog.com

Nous avons le pouvoir de dire "NON"

1559000 pêcheurs nous avons le pouvoir de dire "non ".

Nous pouvons faire entendre notre voix pour dire tout ensemble " stop cela suffit ".

Nos rivières, font trop souvent l'objet de "pollution" de "vandalisme" de toute part et voilà que Madame la ministre de l'environnement (Ségolène Royal) veut "en rajouter une couche" en remettant au goût du jour le développement des micro-central.

Sous l'égide d'Alphonse Arias ( grand nom de la pêche) et d'autres ( Fabrice Pons, Jean Pierre Jenn ( ANPER TOS ) etc....) un courrier a été élaboré, il n'attend que votre soutien.

Amis de la pêche, blogueurs, administrateurs de site, président d'aappma, de fédération départementale de pêche, collectif divers, cette lettre n'attend plus que votre soutien.

Certains ont franchi le pas, alors n'attend plus venez nous rejoindre, ensemble nous serrons plus fort.

Merci de vous faire connaître à cette adresse mail : toqueur31@sfr.fr

Merci à vous tous

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A Madame Ségolène ROYAL, Ministre de l’environnement, de l’énergie et de la mer,

Nous avons l’honneur de vous informer de notre profonde indignation et révolte quant à votre projet en cours concernant le développement des microcentrales en France, vrai paradoxe avec la continuité écologique ! Contrairement à l’image que l’on veut bien donner au public, cette énergie renouvelable n’est pas « propre » car elle entraîne trop souvent de graves nuisances irréversibles sur les milieux aquatiques.

La construction de barrages Les nouvelles normes imposées par la continuité écologique avec la circulation des espèces piscicoles et le transport des solides continuent à perturber les milieux aquatiques. Le principal exploitant, EDF, accuse d’ailleurs un retard certain avec les mises en conformité de ses équipements. N’oublions pas que le prélèvement d’une partie du débit d’une rivière entraîne :

- un mauvais fonctionnement lors des crues naturelles qui provoque le rétrécissement et le colmatage du lit de la rivière, ainsi que le risque d’inondation ;

- une diminution de la surface mouillée, donc une diminution de la capacité d’accueil, entraînant une diminution des populations de l’écosystème, des zones à frayères et de la croissance des salmonidés ;

- une plus grande augmentation de la température de l’eau des cours d’eau, une importante détérioration de la qualité de l’eau, ainsi qu’une évaporation massive de celle contenue dans les barrages, accentuée par le réchauffement climatique ;

- une augmentation des risques pour les milieux aquatiques ainsi que pour le prélèvement d’eau potable avec des sédiments, pour beaucoup, pollués aux métaux lourds surtout lors d’opérations de vidanges. Ces vidanges soulèvent les matières en suspension (MES) accumulées dans les barrages qui, en se répandant dans les cours d’eau, génèrent une asphyxie de l’écosystème et augmentent le risque de contamination de l’eau destinée à l’alimentation humaine. Les catastrophes écologiques dues à ces vidanges se succèdent avec notamment celle de la haute Dordogne (barrage de la Bourboule, Puy-de-Dôme) en février 2015 et plus récemment celle du Gave d’Ossau (barrage de Fabrèges, Pyrénées-Atlantiques) en mars 2016. Fin juin 2016, c’est au tour du barrage du Rioumajou (Hautes-Pyrénées) où pendant plusieurs jours, les taux de MES, bien supérieurs à ce que peut supporter la vie aquatique, ont détruit pour plusieurs années un des joyaux des Pyrénées sur plusieurs kilomètres : le torrent du Rioumajou et la rivière Neste d’Aure. Les microcentrales

La vie aquatique est réduite et parfois presque nulle dans le débit réservé, ce qui n’a jamais été pris en compte par les porteurs de projet. Les éclusées perturbent gravement la reproduction naturelle en asséchant ou en emportant les frayères, ainsi qu’en dérangeant les alevins et les juvéniles. La plupart des microcentrales sont des « sanibroyeurs » car les turbines, l’espacement des barreaux, l’inclinaison des grilles ou le manque d’outils de dévalaison, détruisent tous poissons s’en approchant. Il est grand temps de prévoir leur rénovation. Par ailleurs, il est évident que le poids économique de la pêche de loisir est sans commune mesure avec celui créé par les microcentrales qui ne représentent, en plus, que 1% de la production énergétique en France ! Voilà Madame la ministre, l’énergie dite Propre !

Il est vrai que l’on n’a jamais entendu hurler de douleur les truites lors de leurs lentes agonies, étouffées par la vase ! Nous nous en remettons à votre sagacité et à votre sensibilité pour faire stopper ces projets destructeurs des milieux aquatiques qui n’ont pour la plupart qu’un seul but, des intérêts financiers particuliers. Demande de construction de nouveaux barrages Demandée par la FNSEA pour l’irrigation, elle est non fondée, car si certains agriculteurs évitaient la monoculture du maïs depuis plus de trente ans dans certaines régions, les terres agricoles ne seraient pas réduites à un support stérile et pollué, tout comme les nappes phréatiques. Il est grand temps que le monde agricole s’adapte et économise ce bien précieux qu’est l’eau au lieu de la gaspiller chaque année pour des productions subventionnées.

C’est aussi cette même fédération qui voudrait voir rayer de la carte IGN certains ruisseaux afin d’éviter la législation et les contraintes qui sont imposées pour leur protection. Madame la Ministre, vous n’êtes pas sans savoir que la France, qui possède déjà le plus grand parc d’énergie nucléaire du monde ainsi qu’un réseau hydroélectrique très dense, s’est engagée auprès de ses partenaires européens en octobre 2000

- Directive Européenne Eau

- à atteindre un bon état écologique de ses cours d’eau, en 2015 ! Nous sommes évidemment tous concernés par cet objectif et au premier plan les pêcheurs qui ont aussi pour mission de protéger les milieux aquatiques. Madame la Ministre, avec plus de 1 500 000 pêcheurs pratiquants, vous devez écouter la grogne qui monte. A défaut, nul doute que les pêcheurs déçus et leurs familles, soit plusieurs millions d’électeurs, sanctionneront le moment venu dans les isoloirs, les responsables de la forte dégradation de leur biotope ainsi que de leur loisir. L'eau est un des enjeux majeurs de ce siècle pour l'avenir de nos enfants et petits-enfants. Nous ne pouvons pas accepter le projet des micro centrales. Nous n’accepterons plus les catastrophes écologiques des vidanges de barrages.

Protégeons nos rivières !

Nous vous prions de croire, Madame la Ministre, à nos sentiments les plus respectueux mais attristés.

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sylvain 27/07/2016 07:40

stop aux conneries de nos ministres et laisser le monde aquatique vivre de la richesse de la nature!!

truitepassion.over-blog.com 27/07/2016 22:08

Entièrement d'accord avec toi , on pourrit tous et le pognon n'a aucune loi et gouverne le monde . Cela risque d'être le pot de terre contre le pot de fer mais il faut se battre car cela suffit on en a marre !!!!!!!
@+
Serge

Flandin 25/07/2016 22:49

OUI!

truitepassion.over-blog.com 26/07/2016 21:37

Merci .

Blatge 26/07/2016 16:53

Je signe des 2.mains

truitepassion.over-blog.com 25/07/2016 23:15

Donc y'a plus cas !!!!!